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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 14:03

                          Les bains aromatiques

Il serait faux de considérer les bains aromatiques comme une invention supplémentaire et récente du modernisme.

De tout temps, en effet, ces bains ont connu lafaveur des humains.

 

Mais quelques égarements mis à part — pour certains relatifs à la « mode » souvent réactionnaire, comme la mode actuelle des cheveux démesurément longs et des pantalons sales adoptés par quelques évolués — les hommes, et surtout les femmes ont de tout temps employé les bains aromatiques de façon régulière, quelle que soit leur appartenance sociale.

Les hommes, qu'ils fussent chasseurs, guerriers puis hommes d'affaires, apprirent en réalité très vite à reconnaître dans les bains aromatiques une source de vigueur entretenue ou nouvelle, un facteur déterminant de souplesse et d'équilibre.

De leur côté, les femmes surent, de tout temps, demander aux bains d'arômes de leur conserver —ou de leur permettre de récupérer — la jeunesse, la beauté, une peau douce exempte de lésions.

Pendant des millénaires, nos prédécesseurs n'agirent évidemment que de manière empirique, se contentaient de connaître les effets des essences aromatiques employées dans les bains et de les utiliser. 

C'est ainsi — pour ne rappeler ici que des exemples simples — que les bains de marjolaine ou de thym étaient prescrits comme toniques, la marjolaine s'avérant également antispasmodique et douée de propriétés circulatoires, le thym se trouvant indiqué, par ailleurs, aux arthritiques, aux rhumatisants, aux goutteux, aux sujets souffrant d'affections pulmonaires chroniques.

Les bains de genièvre étaient recommandés aux arthritiques et aux rhumatisants (on a depuis reconnu leur pouvoir hypoglycémiant).

Les bains de lavande, de tilleul, ont de tout temps été appréciés pour leurs vertus sédatives, utiles aux nerveux, aux spasmés, aux insomniaques. La lavande est également indiquée aux enfants délicats et scrofuleux. On l'alternait souvent, dans ces cas, avec les bains d'aiguilles de pin, recom­mandés pour leur compte aux asthéniques, aux goutteux, aux arthritiques, aux pulmonaires chro­niques, comme aux individus affectés d'une exces­sive transpiration des pieds.

Les bains de romarin, fortifiants généraux, étaient souvent donnés aux enfants scrofuleux ou rachi­tiques, ainsi que les bains de sauge. Le romarin est également favorable aux hépatiques et aux sujets souffrant de troubles de la vue. La sauge, herbe sacrée des Latins, tonifie l'ensemble de l'organisme, active les glandes endocrines (les ovaires notam­ment) et se trouve indiquée dans l'hypotension.

 

Les méthodes analytiques modernes nous ont enseigné, depuis, que l'empirisme des Anciens s'appuyait, en fait, sur des réalités scientifiques, pour certaines jusqu'alors méconnues. Nous savons maintenant en vertu de quels principes les essences aromatiques jouissent de leurs innombrables pro­priétés : circulatoires, antispasmodiques, calmantes et tonifiantes à la fois (car ré équilibrantes), anti­septiques générales et locales (pulmonaires, uri­naires, intestinales...), antiarthritiques, antirhuma­tismales, anti cellulitiques, reminéralisantes, régula­trices des époques menstruelles, digestives, vermi­fuges, cicatrisantes, et combien d'autres.

                      Les recherches et expérimentations modernes ont permis de préciser un grand nombre de constituants des essences aromatiques et de distinguer dans leur formule divers homologues des hormones animales. Aussi, les huiles essentielles sont-elles fréquemment considérées comme de véritables « hormones végé­tales ». Cette notion ne devra jamais être perdue de vue dans le traitement des troubles neuroendocriniens.

Nous savons enfin pourquoi les essences aroma­tiques agissent si puissamment lorsqu'elles sont utilisées par voie externe et notamment dans les bains : c'est qu'elles traversent le revêtement cutané en quelques minutes pour se rendre dans le sang et, grâce à son intermédiaire, agir sur nos tissus, nos organes, sur nos glandes endocriniennes, sur l'organisme en somme, dans son ensemble.

                       

 

L'exceptionnel pouvoir de diffusion des huiles essentielles — pour cette raison qualifiées qualifiées géné­ralement de « volatiles » — est d'ailleurs démontré par une multitude de faits banals courants. Qui n'a pas eu l'occasion de remarquer l'odeur de la chambre à coucher d'un sujet faisant une excessive consommation d'ail ou d'oignon ? C'est que les pou­mons comme la peau de l'intéressé « transpirent » l'essence sulfurée de ces deux condiments. De la même manière, n'a-t-on pas eu plus ou moins l'occasion de relever l'odeur particulière d'un étranger, européen, africain ou asiatique ? Il faut en voir la traduction d'une nourriture comportant des aromates divers*.

Des expériences ont été pratiquées : si l'on frotte le crâne rasé d'un cobaye avec quelques gouttes d'essence de lavande, à l'autopsie une vingtaine de minutes plus tard, les reins de l'animal sentent la lavande.

Enfin, ce que les recherches modernes nous ont en outre permis, c'est de pouvoir remplacer les anciennes décoctions de sauge, de thym, de marjo­laine, de bruyère, de genièvre — toujours labo­rieuses à préparer et qui n'avaient d'efficacité qu'en fonction des qualités de la récolte, des précautions observées au séchage comme lors de la conservation — par des huiles essentielles préparées avec art, parfaitement dosées, associées en synergies diverses et facilement utilisables, de grande activité à condi­tion, cela va de soi, d'être à la fois naturelles et totales.

Aussi, dès 1955, me suis-je particulièrement attaché à l'étude des bains aromatiques dans le traitement de nombreuses affections. Tous mes malades pourvus d'une baignoire (normale ou genre « sabot ») bénéficient presque systématiquement, à côté de médications internes, de cet incontestable

 

 procédé d'appoint. Le pouvoir de diffusion des essences leur permet d'ailleurs d'agir à travers de simples bains de pieds ou de jambes, lesquels n'exigent qu'un récipient modeste.

Une longue expérimentation me permit d'éla­borer diverses formules comportant en association un certain nombre d'essences naturelles choisies en fonction de leurs vertus complémentaires : thym, romarin, cyprès, sauge, pin, genièvre... en solution limpide dans un excipient neutre'.

Une longue énumération d'observations apparaî­trait fastidieuse. Mais les fatigues physiques ou intellectuelles, le nervosisme, l'insomnie, les troubles circulatoires (des extrémités, comme les «jambes lourdes » ou les syndromes artéritiques) sont amé­liorés, parfois de façon spectaculaire dès les pre­miers bains. Les douleurs (rhumatismales, muscu­laires, post-traumatiques) comme certaines névrites sont également justiciables de ces bains.

Une femme de quatre-vingt-trois ans qui ne pouvait marcher qu à l'aide d'une canne, put à nouveau se déplacer seule à la suite de trois bains.

Un goutteux de soixante ans, rendu impotent par les douleurs aiguës du gros orteil et du genou gauches, eut l'idée de se frictionner trois fois par jour à l'aide du mélange pour bains. Quatre jours plus tard, il se trouvait en mesure de reprendre ses activités.

Je cite intentionnellement de tels exemples. Mais d'une manière générale, un nombre de bains plus élevé s'avère nécessaire pour l'obtention d'un résultat évident : généralement six à dix, parfois plus, au rythme de deux ou trois par semaine.

Les contractions musculaires, les noyaux cellu­litiques, les douleurs post-traumatiques ou de l'arthrose sont toujours influencées, parfois dans un laps de temps relativement court, par les bains aromatiques dont la pratique facilite considérablement la tâche des kinésithérapeutes et des réédu­cateurs qui voient leurs résultats incomparablement plus rapides et plus complets.

En périodes épidémiques — grippales ou d'autres natures — l'usage des bains aromatiques agit comme un puissant modificateur de terrain. Sous leur influence, la plupart des usagers échappent de la sorte aux maladies saisonnières. Par ailleurs, nombre de malades atteints d'affections pulmo­naires chroniques se sont trouvés transformés après une cure de dix à vingt bains, à raison d'un par jour ou de trois par semaine.

Certaines dermatoses sont également améliorées ou guéries par ces bains. M. B..., industriel de cinquante ans, élimina définitivement de son dos l'acné rebelle qui, depuis de nombreuses années, l'empêchait de se dévêtir en public.

Pour les enfants, d'autres bains ont été conçus exclusivement composés d'huiles essentielles asso­ciées, naturelles et totales en excipient neutre également.

Insuffisance de développement, fatigue générale, anémie, déminéralisation, rachitisme, inappétence, nervosisme, insomnie, instabilité, infections rhino­pharyngées chroniques..., ont été — comme on pou­vait le prévoir — notablement améliorés dans la majorité des cas, ou guéris par l'usage de ces bains associés à diverses médications biologiques.

 

les contre indication des bains :

 

-les maladies infectieuses à leur phase aiguë;

-Les inflammations aiguës et affections évolutives;

-certaines dermatoses( eczémas suintants... bien que, dans ces cas, d'heureux    résultats aient pu parfois être enregistrés);

-la tuberculose pulmonaire;


-la décompensation cardiaque.

 

-les affections cardio rénale;

-le rhumatisme articulaire aigu;


-l'hyperthyroïdie (maladie de Basedow);


-les maladies mentales.


 

J'ai une baignoire chez moi à votre disposition ! Elle n'a pas été remplacée par un de ces bacs à douche si modernes , et en prévision de handicaps physiques qu'elle ne peut que renforcer ou même faire apparaitre , hi hi.

 

 

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